Soirée poétique – Cie Maztek (Comme l’oiseau) et Les Armoire pleines (Rotofil) + Rencontre-lecture avec Guillaume Poutrain et Doïna Ioanid

Quand :
15 octobre 2020 @ 19 h 00 min – 22 h 00 min
2020-10-15T19:00:00+02:00
2020-10-15T22:00:00+02:00
Où :
La Factorie - Maison de Poésie de Normandie
Ile du Roi
Coût :
5 euros / Gratuit pour les adhérents
Contact :
0232594185

19h – SORTIE DE FABRIQUE – Cie Maztek pour Comme l’oiseau

Cie Maztek

Comme l’oiseau est une création théâtrale entièrement écrite en vers libre. Elle depèce à plume vive le phénomène des mules en Guyane et nous emmène dans la chute vertigineuse d’une famille victime du réseau mafieux tiré entre Cayenne et la tour Eiffel. Les chiffres toujours en hausse nous alarment sur l’urgence d’agir et d’aborder certaines questions profondes. Comment freiner cette migration massive ?

Le tout à débuter par une enquête auprès de jeunes, de trafiquants, d’ex détenus, de récidivistes et de parents. Tous impliqués ou touchés de près ou de loin par ce fléeau qui s’abat sur la Guyane. La récolte des témoignages faite, Bérékia s’est penchée sur l’écriture du texte (2017-2019) tout en continuant à suivre l’évolution de la situation. L’écriture poétique, entièrement en prose libre, inspirée de l’univers de la TRAP, est un clin d’oeil à la tragédie classique puisque nous assistons là à une forme de tragédie contemporaine.

 

 

19h30 – SORTIE DE FABRIQUE – Les Armoires pleines pour Rotofil

les armoires pleines

 

Rotofil observe le rapport des paysan.e.s au paysage rural et agricole. C’est un spectacle qui se crée en tableaux et en chapitres. Rotofil reprend de manière chronologique les différents chapitres de la vie des paysan.es. De l’installation à la transmission et la disparition. Rotofil est une forme qui s’observe et se transforme sous les yeux des spectateurs, comme le temps et les saisons qui passent. Rotofil est une écriture pluridisciplinaire : scénographie / texte et jeu / musique live (batterie) / créations sonores.

Pour cette nouvelle création, le paysage est notre porte d’entrée. Nous donnerons la parole à ceux qui le compose, qui le façonne : les paysans et paysannes. Nous souhaitons les rencontrer, échanger, récolter leurs paroles. Comprendre le lien qu’ils ont à la terre, le lien au paysage agricole à travers leur regard et leurs mots. Et nourrir le nôtre, le faire grandir, le modeler en expérience sensible pour le partager aux spectateurs.

Les Armoires pleines seront en résidence à la Factorie du 5 au 16 octobre 2020. 

 

20h – SCENE OUVERTE POETIQUE 

Un poème dit = Un verre offert

 20h30 – RENCONTRE – LECTURE avec Guillaume Poutrain et Doïna Ioanid

Guillaume Poutrain, professeur de lycée professionnel, écrit « principalement des aphorismes, à portée philosophie ou poétique ». Il viendra présenter son nouvel ouvrage Autopsie des songes

Depuis le dix-neuvième siècle, le roman s’est imposé. Il est devenu le mètre étalon de la création. Les prix littéraires lui font allégeance. Mais la forme brève, affirme Guillaume Poutrain, possède autant de lettres de noblesse ! On la trouve chez les grands moralistes comme La Rochefoucauld ou Chamfort, sans parler de la profonde fantaisie de La Fontaine. Dire l’essentiel en peu de mots commémore l’union de la poésie et du bon sens.

Rimbaud était pressé de trouver le lieu et la formule. L’auteur aussi. Il estime l’aphorisme, car il s’apparente à la science. Le chercheur expérimente l’intuition, le poète met à l’épreuve le hasard. Vérités interchangeables. « Résoudre une équation consiste à déterminer les valeurs que peut prendre la variable pour rendre l’égalité vraie. » La variable, c’est nous. L’égalité vraie, c’est le monde.

Restent les petits textes des grands jours, lorsqu’au sortir d’un paysage grammatical ou retrouve son âme d’enfant : un bon aphorisme ne contient-il pas, en même temps, le rêve d’un gendarme et la pensée d’un voleur ?

 

 

Doina Ioanid photo ,Jan H. Mysjkin

 Doina Ioanid sera en résidence à la Factorie du 5 au 16 octobre 2020. (Photo par Jan H. Mysjkin)

 

Diplômée de la Faculté de Lettres de Bucarest, Doina Ioanid a enseigné la langue et la littérature françaises à l’Université «Transilvania» de Brașov. Elle a traduit en roumain plusieurs ouvrages de langue française, parmi lesquels Dix heures et demi du soir en été de Marguerite Duras ; Par une nuit où la lune ne s’est pas levée de Dai Sijie. Doina Ioanid travaille comme journaliste à Observator cultural, l’hebdomadaire culturel le plus important de la Roumanie. Elle a publié plusieurs recueils de poèmes salués par la critique. Ses poèmes ont été traduit en hongrois, français, anglais, néerlandais, turc, slovène, bulgare, croate, suédois, allemand, italien, gallois, polonais et espagnol.

2 classes de l’Ecole des Cerfs-Volants de Val-de-Reuil, en immersion à la Factorie, Formation des enseignants participants à l’opération «Les poètes n’hibernent pas»

 

Cabaret poétique au Labo Victor Hugo
             → Soirée poétique – Les Plastiqueurs (Métamorphose) et la Cie Termos (La Vie des bord(e)s) + Rencontre-lecture avec Ada Mondès et Yoann Thommerel