Hughes Labrusse Poète, essayiste

Hughes Labrusses né en 1938.

En 1954, son père, Roger Labrusse, haut fonctionnaire, est arrêté dans le cadre de ce qui va devenir L’Affaire des Fuites. Accusé d’avoir lutté activement contre la guerre d’Indochine, il sera condamné pour haute trahison à 6 ans d’emprisonnement. D’où les voyages d’Hughes Labrusse d’une prison à l’autre de l’État français. L’un des dirigeants des jeunesses communistes. En 1958, exil en Tunisie où son père est appelé pour la refonte de l’enseignement avec le ministre et écrivain Messadi. Hughes Labrusse y retrouve l’éditeur J.P. Oswald.

Élève-étudiant de Jean Beaufret, interprète français de Martin Heidegger. Agrégé de l’Université. Chaire Supérieure de philosophie pour les classes préparatoires aux Grandes Écoles, au Lycée Malherbe de Caen. Prend sa retraite en 2000.

Échanges épistolaires avec René Char. En 1970, rejoint Jean Malrieu qui fonde la revue SUD.

Vit à Saint-Georges d’Aunay, près de Caen (France). Marié à Françoise Phytilis qui dirige des ateliers Théâtre. (Elle obtiendra le prix Jacques Lacarrière à Prespa – Macédoine – en 2014, pour sa mise en scène de Piaf, lieux communs).

Cinq enfants.

Collaborateur de Inamori Foundation (Kyoto Prizes) au Japon. Membre du Centre Régional des Lettres de Basse-Normandie. Président de l’association de jumelage Caen Calvados Roumanie. Prix Louis Guillaume du poème en prose (1980).


Publications :

La Complainte de l’Île Saint-Louis (Oswald, 1961), Poèmes pour que s’accomplisse (Oswald, 1966), L’oiseau le feurre l’arme (Oswald, 1968), L’Oiseau inaugural (poèmes pour une cantate de J.J.Werner, ORTF 1971), Le temps ranime (La Barbacane, 1973). Équerre Embarcation (Sud, 1976). Présence abîmée (Rougerie, 1978), Rome, ou quand on a un cœur et une chemise (La Barbacane, 1978), Deuil blanc (Rougerie, 1980), Le Langage séduit (Rougerie, 1983), La Dame du Désert (Rougerie, 1986), Terrena l’arbre excessif (Sud, 1986), Trente petites gravures à lire les yeux fermés (Rougerie, 1990), Le Donateur (Amiot-Lenganey, 1991), De la fin du vol des oiseaux (Rougerie, 1993), Michel Mousseau, le temps de peindre (Monographie, J.M. Place, 1993), L’Enfant au Balcon suivi de son Double (L’Inventaire, collection D’Autres Lieux, 2000), Précaires (Dumerchez, 2002). Théâtre de Sable (Alain Benoit, 2002), Mes Spectres (bilingue français-polonais, 2001 – bilingue français-roumain, 2006). Mes Spectres (version intégrale, Europia, 2008). Amourir (Les Cahiers de l’Odon, 2011), La Cessation (Éditions du Chameau, 2012). Sa tête entre les mains, bilingue français-roumain, traduction Valeriu Stancu (éditions Cronedit, Poemondia, 2012). Parcours, hommage à Rubén Dario (Les Cahiers de l’Odon, bilingue, 2014). Rien Noir (éditions Transignum, 2014, collection Livres Ardoises). Jonas (éditions Transignum, traduit en six langues, 2014.

Plusieurs travaux avec des peintres et sculpteurs (Stempfel, Dorny, Lagage, Miró, Fenosa, Vilató, Gilioli, Mousseau…)

A dirigé la collection Colloque-Cerisy-la-Salle poésie pour la revue Sud.

De nombreux essais et monographies (Baudelaire, Giono, Follain, Joë Bousquet, Max Jacob, Lorand Gaspar…)

Nombreuses publications et traductions dans des collectifs ou des revues, notamment Pour Haïti, Desnel, 2010.

Début des années 80, circuit d’un mois au Canada (Universités), puis en Irlande avec l’Alliance française. A participé à plusieurs festivals, dont Melbourne (2009), les Soirées poétiques de Struga, de 2009 à 2012, Kyoto, Istanbul, Galaţi et Iasi (Roumanie), Granada (Nicaragua).

En 2011, a réalisé une anthologie des poètes du monde pour le jubilé de Struga, préfacé par Irina Bokova,   avec le concours de l’UNESCO.

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Printemps de Durcet
             → Dominique Zinenberg