Edito An III

Troisième saison que nous tournons le dos à la société du spectacle pour revenir à la parole. Nue. Pas celle, rachitique, des publicitaires. Non. Celle qui invente. Qui remue. Qui renouvelle l’imaginaire. Qui n’a pas peur de l’étrange. De l’étranger. Qui n’a pas peur. Et qui, en toute légèreté, nous arrache à la banalité quotidienne, au flot des images creuses, des fausses promesses consuméristes. 

Une saison qui s’annonce révolutionnaire puisqu’elle commence en cabaret russe (octobre 17 oblige) et se termine par un chaud printemps (clin d’œil à mai 68 !) sans oublier au passage, mouvements de libération, pirates sur la toile, printemps arabe et troisième révolution industrielle. 

Et puis, îlot d’humanité possible, vous pourrez ici boire un café, lire de la poésie, en écrire, échanger avec les artistes… Choses qui, dans un « vrai théâtre » sont devenues impossibles. 

 Patrick Verschueren